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Samuel Courtois
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Retour parmi les siensPar Samuel Courtois :: 30/09/2003 à 20:26 :: Niger
Il fait déjà nuit au moment où le camion pénètre sur la plaine précédent Agadez. Trente kilomètres avant notre arrivée, nous en voyons déjà les lumières. Tel un bateau secoué par les vagues de l’océan, l’impatience se lit dans tous les regards tournés vers le port. La croisière fut longue et agitée, et je me réjouis de ce retour à la civilisation. Du sommet du camion, je jouit encore quelques instants de la tiédeur du vent tentant d’arracher mon turban. Tout au fond de moi-même, je comprends qu’un peu de sable s’est déposé, pour probablement ne jamais repartir. Quelque chose a changé.
Une longue attentePar Samuel Courtois :: 08/09/2003 à 20:23 :: Niger
Ces jours là furent ceux d’une bien longue attente. Celle du véhicule qui doit nous conduire, Kader et moi, sur le chemin du retour vers El Meki. Attente qui n’aura pas duré moins de dix jours. Attente durant laquelle chaque jour nous emportons une natte, une théière et un peu de charbon sous un arbre en bordure de l’oued. Le thé est bouilli de multiples fois, puis on le fait copieusement mousser, avant de le servir. Le premier, le second et le troisième verre.
Attendre, toujours attendre, et puis on recommence. D’un bout à l’autre de la journée. Nous voyons le soleil se lever chaque matin, puis s’écraser à la nuit tombante sur le sommet des montagnes. La solitude et le silence se font de plus en plus présents dans cet îlot de verdure blotti au cœur de l’Aïr. Aucun contact avec l’extérieur n’est possible. La dernière ligne téléphonique a été coupée il y a deux ans. Depuis, plus rien. Seul le vent dans les feuillages vient parfois troubler la paix des lieux. Nous savons que l’attente pourrait durer un mois. Qu’importe. Je savoure la beauté des lieux. Le crépuscule fait naître des reliefs insoupçonnés, et les couleurs se multiplient à l’infini. Jaune, ocre, rouge, orangés… quelques taches vertes et le bleu pâle du ciel. L’harmonie est parfaite. Ces lieux sont magiques. Je me sens de plus en plus appartenir à cette terre aride, étouffante, où la liberté ne connaît pas de limites. Le désert a semé en moi une graine que le nomadisme arrose continuellement. |
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