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Samuel Courtois
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Tout annonce la pluiePar Samuel Courtois :: 22/08/2007 à 9:35 :: Poésies
Le ciel est couvert ce matin. Nuées ténébreuses Et vent rafraîchissant. Tout annonce la pluie. La voilà enfin. Pas une pluie fine, Mais à grosses gouttes Qui font sur la terre sèche des rebonds et des taches. Des grelots sur le toit De ma petite maison. Comme un parfum trempé De terre crue De bois mort. Tout annonce la pluie. La voilà enfin. Une seule pièce en longueurPar Samuel Courtois :: 21/08/2007 à 9:26 :: Maroc
La maison de Basso est plus haut sur les pentes. Une seule pièce en longueur, tout au fond de la cour. La porte rouille. Dedans, des nattes hors d’usage, des couvertures crasseuses et cette odeur d’urine. Sur les murs peints en rose la moiteur dégouline.
Nous finissons notre repas. Oignons, poivrons, pain, huile, sardines. Les épluchures s'amoncellent dans un coin de la pièce. Un morceau de bougie enfoncée dans le col d’une bouteille. Une théière et des verres, un plateau, une gamelle. Il y a trop de mouches. Probablement attirées par le barda du mulet encore trempé de sueur.
Quelques heures à patienter encore. Ces quatre murs m’oppressent. Trop lourds après le vent, trop sombres après la lumière, trop raides, trop murs. Ces quelques heures pesantes, interminables, durent. La sieste est laborieuse. Basso se lève. Et puis se couche. Et puis se lève encore. Qu’est-ce que nous serions bien, ailleurs. Halte méridennePar Samuel Courtois :: 08/08/2007 à 12:40 :: Maroc
Halte méridienne. Nous répétons les gestes de la veille. Rassembler un peu de bois sec et chauffer une première théière. Le thé. Unique remontant. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Enfin, trois petits verres de thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Ces cathédrales de poussière volatile m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères vacillent. J’ai le vertige. Aveuglé, je rejoins mes amis à l'ombre et m'endors. Le théPar Samuel Courtois :: 01/08/2007 à 10:30 :: Poésies
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres. |
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