<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1"?>
<rss version="2.0">
<channel>
<title>Errances Sahariennes</title>
<description>Carnets de route au désert,
poésies, écrits en errance.

Sensations notées au pas des chameaux,
sur mon cahier d'école.

Pas de photos,
ni de technologies complexes.
Un bic et du papier... volant.</description>
<link>http://scourtoi.zeblog.com/</link>
<language>fr</language>
<generator>ZeBlog.com</generator>

<item>
	<title>Comment décrire les dunes ?</title>
	<description><![CDATA[Comment décrire les dunes,
Quand tant a été dit,
Et si peu à la fois.
Sable nomade,
Poussière en errance.
Courbes éphémères et folles.
Plénitude de l'absence.
Isolement
Et lumière.
Brûlure inoubliable
Au fond du coeur et des yeux.
Abandon au silence
Et puis retour parmi les siens.
Les dunes sont un passage,
Jamais un but.
Elles n'existent que par l'absence du reste.
Et c'est peut-être ainsi
Qu'elles résonnent et nourrissent
Tous ceux que le désert accepte.]]></description>
	<link>http://scourtoi.zeblog.com/220041-comment-decrire-les-dunes/</link>
	<author>Samuel Courtois</author>
	<pubDate>Wed, 17 Oct 2007 14:30:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Frugalité</title>
	<description><![CDATA[Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Celle qui nous reste suinte à travers la peau de bouc suspendue à une branche. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure&nbsp;: qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.]]></description>
	<link>http://scourtoi.zeblog.com/221488-frugalite/</link>
	<author>Samuel Courtois</author>
	<pubDate>Tue, 18 Sep 2007 16:30:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Ayoûn el'Atroûs, Mauritanie</title>
	<description><![CDATA[Nous traversons en&nbsp;trois journées les quelques oasis que compte le sud de la Mauritanie d’ouest en est. De l’espoir, elles n’en laissent pas beaucoup au voyageur esseulé dans ce no man’s land où la terre à nue souffre les assauts du soleil. Chaque jour la température me semble plus insupportable encore que le jour précédent. La route déroule devant moi un interminable ruban, tantôt de sable, tantôt de goudron, encadré de dunes orangées. Leur sensualité contraste avec la violence du climat. Quelques montagnes saillantes et brunâtres, déchirent le ciel aride de leurs crêtes affûtées.
&nbsp;
A la nuit tombée, lorsque le soleil daigne nous accorder un court moment de répit, je m’endors à l’endroit même où je mange, après m’être repu de couscous, de lait et de thé. Errant d’un bout à l’autre de la Mauritanie, les villes m’apparaissent tels des mirages intemporels, silencieusement déposés sur les sables du Sahara.
&nbsp;
Les monolithes rougeoyants d’Ayoûn el’Atroûs déploient leur masse fantomatique aux abords de la ville. Ils semblent eux aussi déambuler, indifférents aux assauts répétés du vent, sur les pas d’une invisible caravane.]]></description>
	<link>http://scourtoi.zeblog.com/220291-ayoun-el-39-atrous-mauritanie/</link>
	<author>Samuel Courtois</author>
	<pubDate>Tue, 11 Sep 2007 15:30:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Putréfaction minérale</title>
	<description><![CDATA[Un autre puits
Et des odeurs.
La vie qui laisse des traces.
Des crottes.
Eau et terre mélangées
Moisissent.
Odeur portée par le vent
Comme un témoignage vital.
Un feu abandonné.
Une chèvre hors du troupeau.
Une corde,
Un bidon,
Un morceau de fer
Et,
Personne.
Le silence et cette odeur.
Putréfaction minérale.
Vide.
Absurde.
Et qui ne semble vivante
Que par ces traces abandonnées.]]></description>
	<link>http://scourtoi.zeblog.com/220138-putrefaction-minerale/</link>
	<author>Samuel Courtois</author>
	<pubDate>Sun, 09 Sep 2007 08:30:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>En route vers El Meki</title>
	<description><![CDATA[Le camion qui doit nous ramener vers El Meki s'écarte à tout moment de la piste pour rejoindre les campements des différentes personnes, jardiniers ou bergères. Les incohérents et laborieux zigzags du véhicule rendent ce périple épuisant. Le soleil, vertical et implacable, ne nous laisse pas le moindre repos. En attendant l’ombre salvatrice du crépuscule, chacun se camouffle de son mieux sous un épais turban de coton.
&nbsp;
La nuit tombe à peine lorsque nous nous arrêtons au milieu d’un vaste plateau, entouré de sombres montagnes. Le feu est allumé, et le repas fait d’un gruau de mil, de dattes et de fromage rapidement préparé. Malgré la bonne humeur qui s’était installée parmi les voyageurs, les femmes ne mangent pas avec les hommes. C’est l’usage qui le veut. Chacun son feu. Et puis le marabout d’un village voisin vient accompagner la prière de la nuit. Je savoure la splendeur de cette mosquée aux murs de vent, dont le minaret imaginaire vient se perdre dans les étoiles. Aujourd’hui, le sol de notre couche est sablonneux. Un luxe, comparé aux cailloux des jours précédents.]]></description>
	<link>http://scourtoi.zeblog.com/245205-en-route-vers-el-meki/</link>
	<author>Samuel Courtois</author>
	<pubDate>Wed, 05 Sep 2007 17:00:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Tout annonce la pluie</title>
	<description><![CDATA[Le ciel est couvert ce matin.
Nuées ténébreuses
Et vent rafraîchissant.
Tout annonce la pluie.
La voilà enfin.
Pas une pluie fine,
Mais à grosses gouttes
Qui font sur la terre sèche
des rebonds et des taches.
Des grelots sur le toit
De ma petite maison.
Comme un parfum trempé
De terre crue
De bois mort.
Tout annonce la pluie.
La voilà enfin.]]></description>
	<link>http://scourtoi.zeblog.com/239520-tout-annonce-la-pluie/</link>
	<author>Samuel Courtois</author>
	<pubDate>Wed, 22 Aug 2007 09:35:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Une seule pièce en longueur</title>
	<description><![CDATA[La maison de Basso est plus haut sur les pentes. Une seule pièce en longueur, tout au fond de la cour. La porte rouille. Dedans, des nattes hors d’usage, des couvertures crasseuses et cette odeur d’urine. Sur les murs peints en rose la moiteur dégouline.
&nbsp;
Nous finissons notre repas. Oignons, poivrons, pain, huile, sardines. Les épluchures&nbsp;s'amoncellent dans un coin de la pièce. Un morceau de bougie enfoncée dans le col d’une bouteille. Une théière et des verres, un plateau, une gamelle. Il y a trop de mouches. Probablement attirées par le barda du mulet encore trempé de sueur.
&nbsp;
Quelques heures à patienter encore. Ces quatre murs m’oppressent. Trop lourds après le vent, trop sombres après la lumière, trop raides, trop murs. Ces quelques heures pesantes, interminables, durent. La sieste est laborieuse. Basso se lève. Et puis se couche. Et puis se lève encore. Qu’est-ce que nous serions bien, ailleurs.]]></description>
	<link>http://scourtoi.zeblog.com/239509-une-seule-piece-en-longueur/</link>
	<author>Samuel Courtois</author>
	<pubDate>Tue, 21 Aug 2007 09:26:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Halte méridenne</title>
	<description><![CDATA[Halte méridienne. Nous répétons les gestes de la veille. Rassembler un peu de bois sec et chauffer une première théière. Le thé. Unique remontant. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Enfin, trois petits verres de thé.
&nbsp;
La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Ces cathédrales de poussière volatile m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert.
&nbsp;
Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères vacillent. J’ai le vertige. Aveuglé, je rejoins mes amis à l'ombre et m'endors.]]></description>
	<link>http://scourtoi.zeblog.com/220136-halte-meridenne/</link>
	<author>Samuel Courtois</author>
	<pubDate>Wed, 08 Aug 2007 12:40:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Le thé</title>
	<description><![CDATA[Le thé,
Trois fois bu et partagé.
Après des heures de hamada,
Le silence est rompu,
Enfin,
Par ce murmure au fond des verres.]]></description>
	<link>http://scourtoi.zeblog.com/220070-le-the/</link>
	<author>Samuel Courtois</author>
	<pubDate>Wed, 01 Aug 2007 10:30:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>La nuit sans lune</title>
	<description><![CDATA[Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence.&nbsp;Je tire ma&nbsp;natte et&nbsp;ma couverture à l’écart du foyer. La nuit sans lune est peuplée de milliards d'étoiles. D'araignées, de&nbsp;scorpions, de gerbilles et de poissons.]]></description>
	<link>http://scourtoi.zeblog.com/220068-la-nuit-sans-lune/</link>
	<author>Samuel Courtois</author>
	<pubDate>Tue, 24 Jul 2007 12:39:00 +0200</pubDate> 
</item>

</channel>
</rss>